viernes, 19 de septiembre de 2008

Mati et les Cadi




16h, al almacen, Matias.

Derriére la caisse un grand bonhomme, haut, large, bonne tête toute ronde, sourire franc, beaux yeux verts, rieurs.
" Annita! Como te vas? Dame un beso!"
Je crois que je vais aimer ce pays. Des bisous, des câlins, du chaud, du chaud, ici c'est l'hiver mais je suis en pleine canicule. Il sort une cigarette, l'allume, me la tend, rituel qui deviendra récurrent, Annita, como te sientes, en que pensas ahora, extrañas? Questions auxquelles je devrai


répondre tous les jours. Matias, c'est le roc qu'on grimpe, la branche qu'on aggrippe, l'homme sur lequel on peut compter. Il est oreille, il est conseils, il est soleil. Matias, c est l'Argentine, accueillant, curieux, solidaire. Chaud. On fume, on fume, on attend El Mauro, l'ainé, qui doit venir prendre la relève a la caisse a 18h. Cette foutue caisse, je la déteste. Les Cadi y sont enchaînés, c'est leur pain, leur milanaise, leur mayonnaise, et on a tenté mainte fois de leur ôter ce pain de la bouche, alors les cadi se relaient pour couver la caisse, c'est la fille, la petite soeur qu'ils n'ont jamais eu, et moi j'en suis jalouse, elle me fait concurrence la p'tite soeur. Toujours, quand je viens leur rendre visite, une à deux fois par semaine, je dois attendre que la caisse les libère à 23h pour qu'on soit enfin tous ensemble. On se retrouve alors, on s'embrasse, on se baffre, on se charrie, les cadi, c'est les frères que je n'ai jamais eu. J'en ai quatre, mais, son grandes. Les cadi, eux, ont tous mon âge ou presque, entre 18 et 24 ans, les cadi, ils n'ont pas d'enfants, les cadi ne savent pas encore que je suis insupportable et capricieuse, irresponsable et paresseuse.

1 comentario:

Hélène dijo...

Quel enthousiasme et quel style ! Ton professeur de français est fière de toi quoiqu'elle ne soit pour rien dans la vivacité de ton style qui doit tout à ton tempérament... J'aime beaucoup tes descriptions précises et piquantes . Bonne continuation !