domingo, 30 de noviembre de 2008

Patagonia trek, Parte 1






































Et voila!
Apres 5 jours de marche acharnee, nous voila enfin arrives a notres premiere etape, Villa La Angustura, a 80km de Bariloche. Main dans la main, l'un devant l'autre, cahin caha, clopin clopant nous avons traverse plaines et montagnes, par un vent glacial, sous la pluie, sous un soleil de plomb, par 5 comme par 30 degres, on a tout eu, tous les climats, toutes les galeres, plus d'eau, plus de nourriture, pas une maison a des kilometres a la ronde, ca c'etait flippant. le desert de pampa et montagnes a perte de de vue, et rien a se mettre sous la dent. le premier jour c'etait la balade, les sacs remplis de bonne viande, de fruits, d'eau, un bon soleil, le lac, la montagne, les chevaux, les jolis fleurs. On etait tous gais, on riait, on chantait, c'etait la fete! Le deuxieme jour, un froid glacial, un vent a decorner les boeufs, la pluie nous a oblige a nous arreter au bout de 15 km, nous avons campe en bord de route, et on ne pouvait pas faire de feu, on mourrait de faim alors on a mange tout ce qu'on avait et qui ne se cuisait pasm c'est a dire pain, jambon, tomate, fromage. Ne nous restait que du riz et de la soupe en sachet. On s'est couche a 18h, fatigues, epuises. le landemain je me reveille a 6h du mat, une faim atroce qui me tiraillait le ventre, obligee de faire un feu par un froid de canard avec du bois humide, j'ai renverse ma casserole pleine d'eau, ai donc utilise le dernier litre qui nous restait pour faire cuire le riz melange a la soupe en sachet. Rizotto a la soupe quoi, pas follichon sur le papier, mais delicieux en fait, on s'est regale, mais apres on avait plus rien, plus d'eau, plus rien. Et encore 50km faire jusq'a villa sachant qu'il n'y a pas un seul commerce ni resto sur la route. Heureusement 5 km plus bas on a trouve une maison perdue dans la foret. Nico a rempli les bouteilles a la source pendant que je m'approchais craintivement de la petite masure, bravant les gros chiens qui m'aboyaient dessus, reveillant le souvenir de mon ancienne blessure, rarement eu aussi peur... J'ai trouve un brave paysan, sans dents, a qui il manquait un oeil, hyper sympa. Il nous a donne un gros pain fait maison, du fromage type kiri, des gateaux secs et du pate, un festin. On est repartis de plus belle!
Le soir on est arrives dans un camping desert en bordure de lac, pas de proprio, rien, on s'est installes sur le sable blanc, une crique paradisiaque pour nous tous seuls, pour vis a vis la cordilliere et le ciel bleu bleu bleu, le soleil etait enfin apparu. Nico est parti chasser pendant que je gardais la maison et installais nos petites affaires. En fait il est parti en stop jusqu'a Villa La Angustura, chercher de la viande, du pain, des tomates, des oignons, du fromage, du jambon, de quoi tenir encore deux bon jours. Il est revenu en stop, il y avait un barbecue a cote de notre tente, on avole une table et deux chaises, des rondins de bois secs, on s'est fait un enorme asado (barbecue) au bord du lac, en regardant le soleil se coucher sur la cordilliere, magnifique, splendide, merveilleux.
Le landemain on est repartis, on a bien marche, soleil, petit vent frais, paysages a couper le souffle, lac, montagnes, rivieres, forets, massifs de fleurs de toutes les couleurs, incroyable. On a trouve une crique deserte avec une vue encore plus incroyables sur la cordilliere. On a replante, j'ai fait le rizotto a la soupe et des carottes rapees, trop bon, on a encore regarde le soleil se coucher, une viue imprenable sans debourser un pesos, jouissif, le bonheur. Saquf que, on a laisse toute la nourriture dehors, et les petits oiseaux l'ont mange! Alors ce matin on avait de nouveau plus rien pour faire les derniers 20km qui nous separaient de Villa. Mais au dixieme kilometre, j'ai ete dans une petite maison, j'ai redemande bien gentiment, et on nous a donne une grosse escalope milanaise, un pain fait maison et une tomate! On a tout mange, on est quand meme arrives epuises, sales, puants et affames a Villa la Angustura. On s'est arretes dans le premier restaurant qu'on a trouve dans la rue principale, on s'est fait copain avec le serveur qui nous a trouve tres buena onda, il avait lui meme vecu une annee auparavant pendant un an tout seul en pleine foret vivant de cueillette et de peche. Le patron nous a offert de la viande et une glace,trop sympa. le serveur m'a mis l'eau a la bouche en me disant qu'il gagnait 2500 pesos par mois en etant serveur, moi je fais max 1600 avec les pourboires, alors je me tate pour savoir si je reste ici apres notre "trekk" ou si je remonte a Rosario. A l'instant j'ai croise un jeune homme en velo qui m'a laisse traverser devant lui et qui m'a demande apres " j'ai vu le lac, j'ai vu la foret, il y a t il encore quelque chose que je devrais visiter?" je crois qu'il voulait que je lui reponde " Bien sur, il y a ma chambre d'hotel a de pas qui a une vue imprenable sur la cordilliere, si vous voulez vous donner la peine!" J'ai repondu que je venais d'arriver, je lui ai explique ce qu'on faisait avec Nico, on en est venu au fait que je serais peut etre interessee pour travailler ici, il se trouve que le "monsieur je ne connais pas le coin" est en fait dans le tourisme, qu'il travaille dans un hotel avec restaurant avec vue sur le lac, et qu'il va se renseigner dans le coin pour voir s'il y aurait quelque chose pour m'interesser... Affaire a suivre! on s'arret ici deux jours, le temps de se decrasser, laver nos affaires, recharger nos batteries et preparer le trajet de 120km jusqu'a San Martin de los Andes!

martes, 25 de noviembre de 2008

C'est une belle journee

C'est a n'y rien comprendre. hier il faisait un froid de gueux et aujourd'hui, une chaleur de bete. On a sorti les jupes et les bermudas, ambiance bronzette a a Bolsa. Du coup Nico et moi sommes partis en expedition pour nous rendre dans la plus belle et la plus sauvage plage du coin. Pour y aller, une demie heure de bus et une heure de marche en pleine foret dans la solitude la plus totale, en tongue ce qui n'etait pas simple. En arrivant a destination on pensait etre tranquilles peinards, mais la il y avait une grosse polo garee a deux pas de plage avec musique a fond, un vrai cauchemard, mais au fond ca me rappelait les georges et moi et j'etais assez amusee. Les proprietaires, un jeune couple, etaient allonges non loin de la sur le sable. je m'approche d'eux en ayant en tete de leur demander de baisser la musique pour que Nico et moi puissions profiter du calme olympien que nous offrait l'endroit et que nous avions bien merite apres notre marche acharnee. Chemin faisant je me dis qu'au lieu de faire ma typique francaise raleuse je pourrais faire ma roumaine quemandeuse et je m'entends aussitot arrivee a leur hauteur leur demander s'ils peuvent nous ramener jusqu'au centre et nous prevenir quand ils partent ce a quoi ils concedent de bon coeur. je reviens toute guillerette voir Nico, nous prenons photos, soleil, respirons air pur, trempons orteils dans lac gele, elaborons projets, decidons finalement de marcher jusqu'a san martin de los andes, c'est 100km de plus, mais on passe par la route latino americanement connue des 7 lacs, magnifique, prodigieuse. Arrive l'heure de rentrer, le proprio nous siffle, nous accourons et prenons place dans ce qui s'averera etre la voiture de l'enfer! Petites routes de montagne, le loco musique a balle, lunettes au pif fonce a 120, manque d'ecraser un groupe de cyclistes, evite de justesse une camionette qui arrivait en face alors qu'il doublait a cent metres du tournant, s'acharne encore a vouloir doubler voitures alors qu'une dizaine se trainent devant lui. Nico cramponne au siege avant pousse moults grognements de terreurs " Mais il va se calmer, mais qu'est ce qu'il est con, qu'est ce qu'il est con!". Moi blasee par les heures de bagnoles passees avec Vince ou les Georges au volant je sifflotte tranquillement sur la musique de Mana pour faire passer innapercue et contrebalancer la fureur de mon cher et tendre. On est finalement arrive tres vite et sains et saufs, mais j'etais pas tres fiere de mon coup.

Nous partons donc demain bien equipes pour San Martin de los Andes a pied, 250 km, 10 jours de marche, camping sauvage ou civilise selon humeur, viande au feu de bois, nuits froides, coups durs et frissons de bonheur nous attendent!

Rendez vous alors dans 15 jours si je ne trouve pas de cybers avant, ou jamais si on se fait croquer tous crus par un ours en pleine foret!!!