domingo, 23 de noviembre de 2008

A coups de pieds au c....!

Alors, si jusqu'ici ma vie fut un long fleuve tranquille, depuis que le Nico est arrive c'est autre chose...
D'abord au bout de 10 ptits jours il arrive a ne faire quitter famille, resto, amis et demissionner en un clin d'oeil pour m'enlever vers les vastes plaines de Patagonie. Et le jour de notre grand depart, samedi dernier, le proprietaire a trouve le moyen de nous foutre dehors a coups de pieds au cul. La veille nous avions invite les vieux de la veille, les vrais copains, pablo et mati a venir boire un dernier p'tit coup a la maison. Pablo habitant a deux cents metres, il est rentre bien sagement chez lui, et le grand et gros Mati est reste dormir a l'appart dans la chambre de Nico sans que je n'en sache rien puisqu'ils ont fait une bringue jusqu'a 6 du et que moi, prise par une fatigue qui ne me lache pas depuis que je suis sur ce continent et qui m'empeche toute nuit blanche, suis allee ne coucher bien sagement a minuit quand les douze coups furent sonnes. Le landemain matin je quitte l'appart a dix heures du mat aller me faire offrir pour la je ne sais quantieme fois de la semaine mon p'tit dejeuner completo a Flora, le dernier avant un mois. Je n'ai meme pas vu que Mati ronflait dans la piece d'a cote. Et Nico est parti de son cote aller regarder les horaires de bus por Bariloche, en laissant le Mati en question faire tranquillement sa grasse mat. Sur le chemin de Flora, je croise le proprio et sa femme tous sourires, qui me saluent et m'offrent de garder mes affaires dans l'appart jusqu'a ce que je revienne. On se quitte bons copains comme toujours, moi toute guillerette de me voir soulagee des miliers de trajets que j'aurais du faire pour apporter toute ma vie empaquetee jusqu'a chez Pablo. Je vais a Flora, mange moults croissants et petits pains toastes a l'oeil, serre dans mes bras clients et serveurs, comme si je partais pour ne jamais revenir. En sortant je vois Nico et Mati mine deconfite qui s'approche en courant vers moi " Le proprio est furax, il a trouve Mati en calbute dans ma chambre, il a dit que t'etais une francaise de merde completement folle, la cuisine est en bordel on l'a pas rangee hier soir, il a pique une enorme crise, il a vire mati en lui disant que la prochaine fois il appellerait la police, c'est la merde!" On rentre dare dare, je vais a l'appart, le proprio etait tout feu tout flamme, il avait deja emballe toutes mes affaires dans la cuisine, et il me dit " te estoy echando de aca, fuera!" " je te vire d'ici, dehors!" il ne pouvait pas choisir mieux son moment, le jour de notre depart et en plus, il avait deja fait la moitie du boulot! J'etais quand meme pouilleuse, et furieuse contre les garcons qui avaient tout laisse en plan, et contre Mati qui decidemment me portait vraiment la poisse, la premiere fois qu'il etait venu dormir il avait trouve le moyen de ruiner un mur tout frais du couloir en vomissant dessus, j'ai failli devoir le repayer mais en faisant les yeux de chats j'ai reussi a esquiver, bref je trouvais vraiment que c'etait un depart assez sale. Finalement le dueño a fini par se calmer, soulage de nous voir plier bagages aussi vite, il a meme fini par faire des blagues et on s'est quittes plus ou moins bons amis car moi j'arrivais pas a etre aimable, j'en voulais a la terre entiere, alors pas de bisous, pas de calins, juste un pti sourire et un signe de la main, et on est partis direction le terminal pour prendre notre bus.

Premiere fois de ma vie que je voyage 30 heures quasi d'affilees dans un bus. J'ai bien de la chance car sur les 30h j'ai reussi a dormir pendant 27, et les trois dernieres heures etaient les plus spectaculaires. L'arrivee a Bariloche est tout simplement splendide, a couper le souffle, je n'ai jamais vu de paysages aussi beaux, d'etendues aussi vastes, des deserts, des lacs, des montagnes, le ciel bleu, la terre jaune, verte, l'eau turquoise, emeraude c'est hallucinant. Comme Nico a deja fait tout ca en van combi, on est alle directement dans le meilleur spot de bariloche pour Backpackers, La bolsa, un auberge toute en bois, avec pleins de jeunes, aujourd'hui sont representes Israel, les Pays Bas, l'argentine, l'angleterre et la France. Et une rencontre encore hallucinante. On parle avec une belle fraco argentine de 40 45 ams, qui nous dit que c'est bien de voyager mais qu'il faut qund meme avoir un but, il faut bas battre de l'aile dans le vent. J'arrive a ce moment precis de la conversation, et elle me demande pourquoi je voyage. Je lui reponds que je pense tres fortement a faire un tour du monde des restaurants pour en ouvri un moi-meme par la suite, un ou on mange bien et sainement, pleins de bons legumes et de bons fruits. " Ah, me dit-elle, bah moi je connais bien ca, j'ai ouvert deux restaurants bio-vegetariens a Aix en provence, on a eu un succes fou!" S'en suit une charla d'une heure sur l'aromatherapie, la bio-ethique, la bio-agriculture, la naturopathie, surement barbant a vos yeux, mais moi j'etais passionnee, suspendue aux levres de cette femme qui justement, apres avoir ouverts deux restaurants bio-ethiques a Aix s'apprete a se lancer dans l'agriculture biologique a EL Bolson en plein centre de la Patagonie. Peut-etre sera-t-elle ma fournisseuse....
Avec Nico on parle a tout le monde, on leur joue de la guitare et on leur apprend des chansons, ils sont assez surpris de voir un couple, qui plus est francais, qui parle a d'autre jeunes. L'hostel est sympa, chaleureux, hyper vivant, pas cher, plein de jeunes, bref, c'est un ptit paradis. On a faim alors on va manger une bonne entercote grillee au resto!





























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