C'est a n'y rien comprendre. hier il faisait un froid de gueux et aujourd'hui, une chaleur de bete. On a sorti les jupes et les bermudas, ambiance bronzette a a Bolsa. Du coup Nico et moi sommes partis en expedition pour nous rendre dans la plus belle et la plus sauvage plage du coin. Pour y aller, une demie heure de bus et une heure de marche en pleine foret dans la solitude la plus totale, en tongue ce qui n'etait pas simple. En arrivant a destination on pensait etre tranquilles peinards, mais la il y avait une grosse polo garee a deux pas de plage avec musique a fond, un vrai cauchemard, mais au fond ca me rappelait les georges et moi et j'etais assez amusee. Les proprietaires, un jeune couple, etaient allonges non loin de la sur le sable. je m'approche d'eux en ayant en tete de leur demander de baisser la musique pour que Nico et moi puissions profiter du calme olympien que nous offrait l'endroit et que nous avions bien merite apres notre marche acharnee. Chemin faisant je me dis qu'au lieu de faire ma typique francaise raleuse je pourrais faire ma roumaine quemandeuse et je m'entends aussitot arrivee a leur hauteur leur demander s'ils peuvent nous ramener jusqu'au centre et nous prevenir quand ils partent ce a quoi ils concedent de bon coeur. je reviens toute guillerette voir Nico, nous prenons photos, soleil, respirons air pur, trempons orteils dans lac gele, elaborons projets, decidons finalement de marcher jusqu'a san martin de los andes, c'est 100km de plus, mais on passe par la route latino americanement connue des 7 lacs, magnifique, prodigieuse. Arrive l'heure de rentrer, le proprio nous siffle, nous accourons et prenons place dans ce qui s'averera etre la voiture de l'enfer! Petites routes de montagne, le loco musique a balle, lunettes au pif fonce a 120, manque d'ecraser un groupe de cyclistes, evite de justesse une camionette qui arrivait en face alors qu'il doublait a cent metres du tournant, s'acharne encore a vouloir doubler voitures alors qu'une dizaine se trainent devant lui. Nico cramponne au siege avant pousse moults grognements de terreurs " Mais il va se calmer, mais qu'est ce qu'il est con, qu'est ce qu'il est con!". Moi blasee par les heures de bagnoles passees avec Vince ou les Georges au volant je sifflotte tranquillement sur la musique de Mana pour faire passer innapercue et contrebalancer la fureur de mon cher et tendre. On est finalement arrive tres vite et sains et saufs, mais j'etais pas tres fiere de mon coup.
Nous partons donc demain bien equipes pour San Martin de los Andes a pied, 250 km, 10 jours de marche, camping sauvage ou civilise selon humeur, viande au feu de bois, nuits froides, coups durs et frissons de bonheur nous attendent!
Rendez vous alors dans 15 jours si je ne trouve pas de cybers avant, ou jamais si on se fait croquer tous crus par un ours en pleine foret!!!


















No hay comentarios:
Publicar un comentario